Une nuit insolite en Suisse – Les hébergements étonnants de Fribourg Région

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  1. J’ai testé – Une nuit insolite à l’orée de la forêt
  2. Une nuit insolite dans un Pod
  3. Dormir dans les arbres
  4. J’ai testé – Le Pied Total
  5. Nuit insolite en mode préhistorique

En plus des hôtels, des chambres d’hôtes et des gîtes de montagne, Fribourg Région fourmille d’hébergements hors du commun. Ceux-ci proposent des nuits insolites et inoubliables dans des cabanes dans les arbres, des maisons sur pilotis, des tentes de trappeurs et bien d’autres options originales.

J’ai testé – Une nuit insolite à l’orée de la forêt

Bienvenue dans une aventure au plus près de la nature. Grâce à Dormir Ailleurs, vivez l’expérience d’un trappeur, cuisinez au feu de bois et admirez les étoiles sous les hululements de la chouette.

© Mélanie Rouiller

Nous laissons la voiture sur la place réservée sur le côté de la route de la Forge à Maules, en Gruyère. À partir de ce point, je vous conseille d’éteindre votre smartphone. Les réseaux sociaux attendront. Vivez pleinement la quintessence de cette soirée hors normes, oubliez vos tracas et vos habitudes quotidiennes pour un dépaysement velouté et déstressant.

Après une courte marche à travers les prés, nous nous approchons de la lisière où nous découvrons avec enthousiasme la cabane du trappeur. Elle ressemble à s’y méprendre à celle dont je rêvais quand j’étais enfant. Une toile blanche recouvre les deux pans du toit d’où une cheminée s’élève, des bougies sont disposées sur une table en bois sous l’avant-toit.

J’ouvre la porte et parcours un intérieur charmant avec un poêle à bois et tout le nécessaire pour un séjour confortable. Au-dessus du lit, une série de livres annoncent une soirée bercée d’histoires.

Dans un coin, un sac à dos en peau de vache a été déposé sur une chaise en bois. Roland Dervey, le responsable de Dormir Ailleurs, y a ranger tous les ingrédients utiles à la réalisation des macaronis du trappeur. J’en ai déjà l’eau à la bouche !

Quel bonheur cela va être de préparer le feu et d’y mijoter le repas du soir à la tombée de la nuit. Il ne manque rien à cette nuit insolite en Suisse ; l’eau, une chaude couverture, les ustensiles de cuisine, une petite fenêtre avec vue sur la forêt, du bois coupé et même des chaussons d’intérieur.

Un chien aboie au loin, les derniers promeneurs du jour rentrent chez eux, abandonnant la forêt à notre seul plaisir. Nous décidons qu’une balade dans les bois nous ouvrirait l’appétit. Les tourbières et les forêts de la région offrent un paysage riche, légèrement vallonné et verdoyant.

À quelques centaines de mètres, le site marécageux d’importance nationale des Gurles est facilement atteignable. Durant la période de reproduction des batraciens, une cacophonie générale envahit le lieu. Mais ce soir, un doux silence enveloppe les marais. Les premiers signes de fraîcheur se font sentir, il est temps de retourner à la cabane du trappeur.

Une nuit insolite à la lueur des flammes

Impatients d’entendre l’apaisant crépitement du feu, nous nous empressons de fendre quelques bûches. Les flammes se mettent à danser et lèchent déjà la poêle à frire. Les oignons fondent dans le beurre et leur odeur savoureuse se mêle à celle de la forêt et de l’herbe coupée.

© Mélanie Rouiller

Recette traditionnelle des macaronis de chalet (macaronis du trappeur)

  1. Couper le lard en petits dés
  2. Émincer les oignons
  3. Faire fondre le beurre dans une poêle à frire
  4. Faire revenir les lardons et les oignons quelques minutes
  5. Ajouter les pâtes crues
  6. Cuire à la même manière d’un risotto, en ajoutant progressivement l’eau
  7. Une fois les pâtes cuites et l’eau évaporée, ajouter du Gruyère râpé et de la crème double à volonté.

« J’entre dans un rêve » s’exclamait un petit garçon en arrivant sur les lieux.

©MélanieRouiller
© Mélanie Rouiller

Nous aussi rêvons les yeux grands ouverts. Dans ce décor et cette ambiance si particulière, le repas vaut tous les menus gastronomiques de grands restaurants. Il ne restera pas une miette pour le renard. Je me réjouis déjà du petit-déjeuner que l’on pourra déguster sous le patio, avec le soleil levant pointant à l’horizon.

Nous observons pour quelques minutes un épervier en chasse. Il virevolte, pique du bec, repart vers les cimes des sapins puis disparaît dans la pénombre qui s’installe. 

Dormir dans les arbres, ou presque !

Étendus dans l’herbe, nous attendons les étoiles. L’infini s’ouvre à nous, l’espace est si démesuré,  que cela en est vertigineux. Le ciel n’est pas ténébreux, j’oublie que la nuit noire n’existe qu’en ville, entre les lampadaires. En pleine nature, l’œil s’habitue à l’obscurité et y décèle toujours une lueur.

Maintenant installée sous le duvet, j’observe la lisière par la lucarne. Peut-être y verrais-je un animal fureter avant que mes paupières lourdes ne se referment.

Au petit matin, je jette un œil dehors. Un renard se carapate dans la rosée scintillante.

Dans quelques instants, exactement comme les trappeurs et les aventuriers, d’hier et d’aujourd’hui, en Alaska ou en Sibérie, le premier geste que nous ferons sera pour le feu. Obligatoire pour le café!

© Mélanie Rouiller

Renseignements et réservation:
Roland Dervey: 079 153 23 53, www.dormirailleurs.ch

Une nuit insolite en Suisse? Oui, dans un pod!

Le pod est un hébergement au croisement d’un mobile-home écologique et d’une cabane en bois. Une alternative idéale pour ceux qui apprécie le confort au camping. Sa forme d’igloo est particulièrement chaleureuse et promet une soirée cocooning estivale. 

Le camping de La Nouvelle Plage d’Estavayer-le-Lac sur les rives du lac de Neuchâtel dispose de deux Pods. Avec 5m50 de long et 3m de large, ces hébergements insolites sont équipés d’une petite salle de bain (lavabo, wc, douche), d’un espace cuisine et d’un lit double. Dans le séjour, il y a un canapé lit gigogne avec un deuxième lit coulissant pour les enfants. Une terrasse de 6m2 offre une agréable vue sur le lac.

En basse saison, les pods se louent pour un minimum de deux nuits et à la semaine (samedi à samedi) durant la haute saison. Dès CHF 107.75 / 2 personnes.

Glamping, un nouveau type d’hébergement insolite

Le glamping, contraction de “glamour” et de “camping”, est un type d’hébergement touristique alternatif proche du camping, mais qui propose des nuitées insolites : en roulotte, sous une yourte, dans une cabane dans les arbres ou encore sous un tipi.  Ces séjours en Suisse disposent d’une certaine qualité de confort en matière de literie, de sanitaires et parfois de restauration.

Dormir dans les arbres

Depuis 16 ans, dans le village de Villarimboud, se niche un jardin aux airs d’Eden. Ce ravissant et apaisant espace de verdure devient au printemps tout à fait éblouissant. Ses fleurs et toutes les plantes explosent de couleurs et d’odeurs. Le parc des arbres d’ici et d’ailleurs, le jardin potager, la mare, les haies et l’ensemble du jardin forment un havre de tranquillité et abritent une riche biodiversité accessible à tous.

On y dort dans les arbres, on y marche pieds nus!

Au Bivouac dans les arbres , les tentes sont suspendues aux conifères qui bordent la Glâne. Cette rivière sillonne une partie du canton de Fribourg avant de se jeter dans la Sarine. Dispersées le long de ses berges, les tentes offrent une expérience unique à quelques mètres du sol. 

Une échelle en bois permet d’accéder à la “cabane” dans les arbres. Les clapotis du ruisseau bercent les rêves des hôtes, les odeurs et les lumières dépeignent un décor parfait pour une nuit totalement insolite. Restez à l’écoute, la nuit vous parle!

© Mélanie Rouiller

Pour votre totale autonomie, des places de pique-nique et de barbecue sont à disposition à proximité des tentes suspendues. Les petits déjeuners sont inclus dans la nuitée. Ceux qui désirent davantage de confort ont également la possibilité de louer une roulotte. 

À la réception, Baptiste Perritaz, le gérant du lieu, vous accueille avec un sourire charmeur. Après une brève explication, vous aurez la possibilité de vous installer et de profiter de la nature ou d’approfondir votre compréhension de la nature et votre recherche de sensations en participant à l’excursion Pied Total guidée par Frédéric.

Frédéric Perritaz, le créateur du Bivouac dans les arbres est un grand voyageur, fin connaisseur de botanique et de blagues croustillantes, parfois grivoises. Son inépuisable énergie est très contagieuse, à un point tel qu’il n’est pas impossible de rentrer à la maison avec l’envie inexorable de planter un arbre!

J’ai testé – Le Pied total

Le voyage commence sans chaussures ni chaussettes. Les randonneurs réveillent leurs voûtes plantaires par un léger massage sur les cailloux et sous un rapide jet d’eau. Durant cette expérience multisensorielle, les recommandations sont simples: on ne quitte pas le sentier et on ne goûte à rien.

Dans le jardin des odeurs, Frédéric recommande de caresser les plantes avec grand soin. Inutile de froisser les feuilles entre ses doigts pour sentir les parfums incroyables de certaines espèces.

Il suffit de passer délicatement ses mains au travers d’une Livèche pour sentir le Maggi, un peu plus loin c’est une surprenante odeur de coca-cola, puis de bonbons Haribo, de rose mentholée, des émanations de térébenthine et même de piscine! Le pélargonium sent le pain d’épice, cet autre buisson rappelle l’odeur du home pour personnes âgées…le voyage olfactif est complet et étourdissant.

Le jardin potager est cultivé par Frédéric selon les principes de la permaculture, sans apport d’eau et sans pesticide, ni labour. À l’image du fonctionnement de la forêt, le sol est toujours recouvert afin de le protéger notamment de la sécheresse.

Une terre riche et fertile est une terre vivante explique Frédéric qui rajoute: « Si un jardin est en bonne santé, il siffle! Attendez une soirée humide, et les vers remontent alors à la surface. À ce moment, donnez un bon coup de pied dans le sol, tous les lombrics rentrent alors dans la terre par leurs petits trous provoquant un sifflement sourd.» Légende ou réalité, à vous de tester.

Nous traversons à présent un biotope régulièrement visité par la martre des pins et le hibou moyen-duc. Frédéric l’observe régulièrement posté sur le monticule de pierres, paré pour sa chasse nocturne.

Nous nous dirigeons ensuite sur les hauteurs du parc forestier. Les arbres indigènes se trouvent sur les limites du terrain, tandis que les arbres exotiques ont été plantés à l’intérieur. Un métaséquoia (arbre fossile) originaire de Chine côtoie un arbre au caramel japonais. Quand ce dernier perd ses feuilles, il dégage une odeur qui rappelle le gâteau juste sorti du four.

Un parcours étonnant

Frédéric est intarissable d’informations. Il connaît chaque parcelle du jardin sur le bout des doigts. Nous traversons une haie, entrons dans une forêt. Un bruit dans le feuillage épais qui nous surplombent me surprend. Le décor de la balade est si dépaysant que mon imagination croit apercevoir un singe suspendu dans les branches !

Toujours pieds nus, nous traversons la Glâne rafraîchissante, nous sommes maintenant habitués aux aspérités et textures du terrain. Nous entrons dans le jardin de la sorcière. Ici, les enfants doivent être surveillés. Les plantes toxiques comme la ciguë, la digitale (digitalis purpurea) ou la mandragore (mandragora officinarum) ont trouvé leur quartier.

pied total
© Mélanie Rouiller

Après une visite chez les fées et leurs sept cailloux magiques, c’est le moment que les enfants attendent avec grande impatience: patauger dans la boue. Même les adultes y retournent plusieurs fois tant il est agréable de se laisser couler jusqu’aux mollets, dans une gadoue teintée de souvenirs d’enfance.

Nous poursuivons par le jardin des oiseaux où nous croisons beaucoup d’insectes ainsi que des chèvres naines et terminons la visite dans les haies délimitant la propriété. Les enfants sont autorisés à y crier à gorge déployée, un bon moyen d’évacuer leur trop-plein d’énergie.

Le Pied total s’achève par un bain des jambes dans le magnifique bassin creusé dans la pierre. L’eau glacée est une merveille revigorante. Je repars toute propre et avec de nouvelles connaissances que je me réjouis de partager.

Renseignements et réservation: 
Baptiste Perritaz: Route de Fribourg 74, 1691 Villarimboud, 079 762 22 09, www.bivouacdanslesarbres.ch

Nuit insolite en mode préhistorique

Le village lacustre de Gletterens propose des hébergements insolites. Il présente des architectures préhistoriques néolithiques et permet aux visiteurs de découvrir la vie des premiers paysans du Plateau suisse.

© Mélanie Rouiller

En plus des activités et démonstrations d’artisanat préhistorique, le village lacustre accueille des hôtes pour la nuit. 

De la mi-mai à la mi-septembre, les tipis et autres abris en peaux sont disponibles  par tous les temps pour une nuit singulière, dans la peau d’un homme ou d’une femme préhistorique. Apportez votre sac de couchage et osez ce voyage dans le temps.

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