La Grande Cariçaie, une réserve naturelle lacustre unique en Suisse

La Grande Cariçaie occupe la rive sud du lac de Neuchâtel, elle abrite de nombreuses espèces rares (faune et flore) qui trouvent ici un refuge essentiel à leur survie. Parmi les milliers d’animaux, le castor et le martin-pêcheur sont les chouchous des visiteurs.

Ces deux vedettes motivent très souvent la première visite des randonneurs à la Grande Cariçaie. Parcourant les rives et les forêts alluviales, les promeneurs se rendent très rapidement compte qu’il existe, dans cette zone protégée, bien d’autres animaux à poils et à plumes qui méritent leur attention, sans oublier une flore exceptionnelle, dont de nombreuses espèces rares ou menacées.

  1. Que signifie le nom Grande Cariçaie?
  2. La Grande Cariçaie et son Centre Pro Natura de Champ-Pittet
  3. La Grande Cariçaie, le paradis du castor
  4. La Grande Cariçaie et son Centre-Nature BirdLife La Sauge

La Grande Cariçaie est l’adresse parfaite des amoureux de la nature. La variabilité du terrain se différencie selon son niveau d’inondation: les roselières dans les milieux les plus aquatiques, les prairies dans les sites inondés par intérim et les forêts dans les secteurs plus secs.

Cet ensemble marécageux compte huit réserves naturelles d’une superficie totale de 3’000 hectares. Un quart de la faune et un tiers de la flore suisse y sont présentes. Parmi les 800 espèces végétales et plus de 10’000 espèces animales (dont 4’000 invertébrés), de nombreuses s’avèrent rares ou menacées.

Pour cette raison, de nombreux biologistes, zoologistes, ornithologues, botanistes ou spécialistes du castor sont présents et actifs sur place. Deux centres de protection de la nature veillent à ce que tous les collaborateurs de la Grande Cariçaie, chercheurs, vulgarisateurs scientifiques, rangers et acteurs du tourisme doux, travaillent ensemble dans des conditions agréables et pour le meilleur de ce site naturel d’exception.

Le Centre Pro Natura de Champ-Pittet non loin d’Yverdon-les-Bains et le Centre-Nature BirdLife La Sauge à Cudrefin sont les deux portes d’entrée de la Grande Cariçaie.

Que signifie le nom Grande Cariçaie?

C’est tout simple! Le nom de «Grande Cariçaie» est tiré de carex, nom latin d’une plante des marais très présente sur la rive sud du lac de Neuchâtel. Cette plante emblématique, la laîche en français, est alors devenue l’éponyme du plus grand marais lacustre de Suisse. En été, cette épaisse ceinture de verdure donne aux berges des allures tropicales. En automne, les rives dorées semblent s’enflammer au soleil couchant.

La Grande Cariçaie et son Centre Pro Natura de Champ-Pittet

Le Centre Pro Natura de Champ-Pittet propose, du printemps à l’automne, de nombreuses activités: visites guidées thématiques, ateliers, cours et conférences (pour enfants et/ou adultes).

Pause gourmande

Sis dans un magnifique château de la fin du 18ème siècle, le centre comprend aussi un restaurant gourmand au papier peint fleuri qui vous emporte en un clin d’œil dans la douceur d’un autre temps. Ses horaires d’ouverture sont identiques à ceux du Centre Pro Natura.

L’observation

La tour d’observation de trois étages en bois suisse fait partie des incontournables de la réserve. Cette installation d’observation de la nature minimise l’impact humain sur la faune tout en offrant une vue panoramique sur un large marais de la Grande Cariçaie.

Trois promenades, trois univers

Le sentier forêt, le sentier marais et le sentier jardins serpentent la réserve naturelle. C’est en explorant ce dernier que je vais rencontrer le biologiste Christophe Le Nédic. J’ai droit à une visite guidée privée de la Grande Cariçaie durant laquelle nous partirons sur les traces des castors.

Souvenirs d’enfance de l’étang

Nous avons rendez-vous dans le «jardin d’antan». Une passerelle surplombe un petit étang, mon regard se perd à la surface sombre de l’eau. Des souvenirs d’enfance remontent à mon esprit.

Je me remémore un de nos concours entre amis, ces soirées entières à rechercher les grenouilles cachées sous les nénuphars, c’était à celui qui en découvrait le plus! Mais aujourd’hui, pas de compétition, je suis sans attente particulière, simplement heureuse de découvrir tout ce que la Grande Cariçaie a à offrir.

Tiens! Une tête sort de l’eau et ce n’est pas une rainette, c’est une couleuvre à collier. Je la reconnais à son anneau jaune à l’arrière de la tête, il n’y a aucun doute, d’ailleurs Christophe Le Nédic me le confirme à son arrivée. Ce serpent inoffensif est un excellent nageur qui apprécie particulièrement les amphibiens. Attention à vous chers tritons, grenouilles et crapauds!

Nous voici déjà en pleine conversation, le biologiste est évidemment dans son élément et c’est une chance incroyable de pouvoir l’écouter. Le secret de la découverte, m’explique-t ’il, tient en une phrase: «Avec patience et silence, vous verrez et entendrez davantage!»

Informer plutôt qu’interdire

L’Association de la Grande Cariçaie, basée à Champ-Pittet offre au biologiste Christophe Le Nédic un métier de rêve. Cette structure veille à ce que la nature et l’homme puissent travailler ensemble en harmonie dans la Grande Cariçaie. Ce qui n’est pas toujours une mince affaire!

La zone côtière de près de 45 kilomètres de long , alterne belles plages de sable accessibles au public et zones de protection de la nature, riches en espèces de faune et de flore d’exception.

L’association de la Grande Cariçaie a pour objectif de minimiser les interdictions en concentrant son action sur l’information et la conscientisation des besoins de cet environnement si précieux.

«La plupart des visiteurs sont des amoureux de la nature. A vélo, à pied, ils suivent les sentiers balisés (SuisseMobile Mittelland VeloRoute n° 5 et Chemin des Trois-Lacs n° 71). Ils utilisent avec beaucoup de plaisir et d’intérêt les passerelles en bois et les plateformes d’observation que nous mettons à disposition.»

La Grande Cariçaie harmonise les loisirs humains avec les impératifs de la faune.

Pendant les chaudes journées d’été, la Grande Cariçaie mais aussi toute la région du lac, attirent de nombreux estivants, passionnés de nature et amateurs de sports et de loisirs.

Une des inquiétudes du moment est en lien avec la forte croissance des adeptes de SUP (stand-up paddle), explique Christophe Le Nédic. «Ceux-ci ne cherchent pas à nuire mais ils envahissent, sans s’en rendre compte, les zones de tranquillité de la faune sauvage.»

Il est évident que le calme des eaux et la splendeur du décor sont des invitations des plus tentantes pour une sortie en paddle. Afin de profiter de toutes les générosités du coin sans déranger les résidents de la Grande Cariçaie, des panneaux d’information ainsi que des bouées jaunes ont été installés à l’attention des baigneurs et des paddleurs. Ils indiquent la distance à respecter (25 mètres) vis à vis des roseaux ou de la rive. Un projet mis en place par Christophe Le Nédic et son équipe.

Non loin de la plage de baignade se trouve une zone côtière sensible où nichent des oiseaux rares. «Les hérons pourprés, par exemple, quittent leur nid en abandonnant leur couvée si vous vous approchez trop», avertit Christophe Le Nédic.

La Grande Cariçaie, le paradis du castor

À contrario du héron pourpré, le castor n’est que peu sensible au dérangement de l’humain. Selon Christophe Le Nédic, ils sont environ 300 à avoir élu domicile sur le long des rives du Lac de Neuchâtel. 

Ces animaux jouent un rôle important et visible dans l’aménagement du paysage. Allons voir ça de plus près!

Afin de ne pas créer de faux espoir, soyons clair: le castor est un animal nocturne, impossible donc de le voir nager, jouer, manger ou construire son habitat durant la journée. Seules ses traces, très visibles, nous en apprendront sur son comportement.

Christophe Le Nédic me guide dans les sous-bois à côté du camping La Menthue d’Yvonand.

Avec suffisamment de fourrage frais et des eaux calmes, le castor trouve ici des conditions de vie idéales. Les baigneurs et les amateurs de sports nautiques ne le dérangent pas, car les humains ne fréquentent pas les fourrés impraticables. De plus, le gros rongeur étant nocturne, il y a peu de risque qu’il se cogne à une planche de paddle en pleine nuit.

Christophe Le Nédic me désigne un sentier qui pourrait fort bien être aussi emprunté par les castors. Si cela lui permet d’éviter les ronces, il va de soi que l’animal ne se privera pas d’un accès plus aisé, qu’il marquera alors de son passage régulier. Nous avançons plus loin, à l’intérieur de la forêt. Ici, la très discrète rivière de La Menthue forme un delta accueillant pour le castor.

Le castor en chiffres

  • Le plus gros rongeur d’Europe peut atteindre 90 centimètres de long, sans compter une queue de 20 à 35 centimètres de long
  • Le castor végétarien peut peser jusqu’à 35 kilogrammes
  • La portée du castor compte 1 à 4 jeunes qui naissent entre mai et juillet. Ils restent 6 semaines dans la tanière et sont allaités par leur mère pendant 3 mois
  • Le castor reste fidèle toute sa vie à son partenaire et à son territoire
  • Sa durée de vie peut atteindre 15 ans
  • L’entrée de sa tanière se trouve sous l’eau, mais les chambres et le dortoir sont enfouis sur la terre ferme.
  • Ils peuvent rester sous l’eau jusqu’à 15 minutes
  • Avantage pour l’environnement: par leurs activités et leurs aménagements, le castor favorise la biodiversité
  • Inconvénients pour les environs: ses barrages causent des inondations et ses différentes activités endommagent parfois les infrastructures touristiques.  

La nuit, les castors vaquent à leurs occupations. Ils construisent des barrages, cachant l’entrée de leur maison sous l’eau et rejoignant leur dortoir par un tunnel.

En deux ou trois nuits, les plus gros rongeurs d’Europe sont capables de venir à bout d’un aulne, d’un saule ou d’un peuplier de 30 mètres de haut. Très têtu, le castor peut recommencer plusieurs fois son labeur jusqu’à obtenir ce qu’il veut.

Nous observons un amas de copeaux frais. Les troncs sont parfaitement et minutieusement rabotés, un vrai travail de bûcheronnage! Ce sont principalement les arbres du rivage qui sont victimes de leurs incisives. Cette manne devient alors une réserve pour l’hiver, tout proche de leur habitat.

Une fois abattus, ils se nourrissent des feuilles tendres de leur cime et se régalent de leurs bourgeons.

Maintenant que j’ai vu les traces, je sais qu’ils se sont installés à quelques mètres d’ici, de l’autre côté des roseaux.

Christophe Le Nédic m’offre un dernier conseil que je vous transmets avec plaisir: « En soirée, la digue à l’embouchure de La Menthue devient un point d’observation idéal des allées et venues de ce sympathique animal. »

Pour augmenter les chances de voir un castor, l’office de tourisme d’Estavayer-le-Lac propose des excursions au crépuscule, en compagnie d’un biologiste. Réservez l’activité Sur la trace des castors, armez-vous de patience et croisez les doigts!

Et si…malgré tout cela, aucun castor ne daigne se montrer, la magie de l’heure bleue dans la Grande Cariçaie suffit largement à se délecter de l’instant!

La Grande Cariçaie et son Centre-Nature BirdLife La Sauge

Le centre-nature BirdLife de La Sauge se trouve dans le sud-est de la Grande Cariçaie. Géré par l’organisation suisse de protection des oiseaux ASPO/BirdLife Suisse, le centre est situé sur le canal de la Broye qui relie le lac de Neuchâtel au lac de Morat, à deux pas des deux plus importantes réserves suisse de protections des oiseaux: Le Fanel et la réserve de Cudrefin.

À l’entrée du bâtiment, un tableau énumère les oiseaux qui ont été observés à La Sauge en cette journée d’octobre. Whouah! C’est prometteur !

  • Petit Etang: Martin-pêcheurs
  • Grand Etang: Canard chipeau, sarcelles d’hiver, canard souchet, grèbe, Fuligule morillon, cygne turberculé, râle d’eau, Tadorne casarca 
  • Lisière de forêt: chardonnerets, grives chanteuses, mésanges des marais, fauvette à tête noire, grimpereau des jardins, pouillot véloce, rouge-gorge, pigeon ramier, rougequeue noir, bergeronnette grise

Après avoir loué des jumelles au centre, je me dirige vers les roseaux. Je remarque tout de suite que les sentiers naturels et les cabanes d’observation sont accessibles en fauteuil roulant.

Les fées volantes

Des milliers d’insectes volètent dans les rayons d’un soleil déjà bas. Toute cette nourriture va faire le bonheur des oiseaux. Je les entends chanter, croasser, pépier, une vraie cacophonie.

Un panneau didactique très fourni comble une partie de mes lacunes en matière de connaissances ornithologiques. Il est même possible d’écouter le chant des oiseaux, une aide très appréciable pour reconnaître les spécimens les plus courants.

À l’Étang didactique, je me renseigne sur les libellules. Comme pour illustrer ma lecture, une de ces petites fées volantes approche en bourdonnant. Quel splendide spécimen! Son corps tout entier est une mosaïque de couleurs, du vert au bleu avec une touche de jaune. Un exemple magnifique de vraies libellules.

Pour en apprendre davantage sur cet insecte impressionnant à la fois par sa taille et sa pigmentation, l’application Libellul’ID est facilement téléchargeable sur les plateformes Google Play ou Itunes.

Quelques ondes légères froissent la surface de l’eau. Les mouvements sont presque imperceptibles. Ce sont des insectes aquatiques qui glissent sur l’étang. Peut-être est-ce le fameux Notonecte glauque, un insecte qui nage sur le dos, comme je l’ai lu en parcourant l’exposition temporaire Ça grouille dans la mare!

L’accrochage est visible jusqu’au 20 novembre 2020 à l’entrée du Centre-Nature BirdLife La Sauge.

À la Grande Cariçaie, le martin-pêcheur est à l’honneur

Deux enfants accourent. Noam et sa sœur Norah sont très fiers de me montrer le petit film d’un martin-pêcheur qu’ils viennent de réaliser. Leur première visite à la Grande Cariçaie restera assurément graver dans leur mémoire.

J’entre moi aussi dans la tour d’observation en bois, où une fente dans la façade permet d’observer le « Petit Etang » sans être vu. Contre les murs, je retrouve des panneaux d’information sur les castors et les martins-pêcheurs, les deux chouchous de la Grande Cariçaie.

Je ne suis pas la seule à avoir pris rendez-vous avec la nature. Trois photographes, dont l’un porte une tenue de camouflage, sont armés d’énormes appareils photo et semblent prêts pour l’image de l’année!

L’étang est un sombre miroir où les nuages et les sommets des frênes dansent au rythme d’un léger vent. Quelques roseaux, une peu de bois mort et des nénuphars encadrent le tableau.

Et là, à 30 centimètres au-dessus de la surface de l’eau, en équilibre sur une tige recourbée, se trouve un martin-pêcheur! J’ai à peine le temps d’observer sa robe turquoise et orange avant qu’il ne s’envole en formant un demi-cercle rapide, se laissant inconsciemment photographier.

Si je peux me permettre un conseil, ne faites pas comme moi. Réglez vos jumelles avant que la star entre en scène, cela vous évitera de rater une partie du spectacle!

Le quotidien en milieu lacustre

Carl ‘Antonio Balzari est le directeur adjoint du Centre Nature BildLife La Sauge. Il a étudié la biologie à Berne avec une spécialisation en zoologie et est un passionné depuis toujours de nature et plus précisément d’ornithologie.

Il se souvient encore de sa première excursion à l’âge de 13 ans dans la réserve naturelle de Fanel, juste à côté. « Aujourd’hui, pour moi, observer le martin-pêcheur est presque devenu normal, la routine ! » plaisante Carl’Antonio Balzari. Gageons que le petit Noam du jour s’en souviendra lui aussi longtemps, La Sauge poursuit ainsi son travail et sa vocation de sensibilisation. De nombreuses classes d’écoles viennent chaque année ici, la preuve que le martin-pêcheur joue à merveille de son effet magnétique.

Évidemment, les ornithologues et les amateurs éclairés s’émerveillent de tous les oiseaux, y compris les moins chatoyants. Il faut parfois être plus attentif, mais il y a toujours quelque chose de beau ou de surprenant dans la robe des oiseaux.

Le livre d’identification Vogelarten der Schweiz (allemand) que Carl’Antonio Balzari a écrit avec le photographe Andreas Gygax, en témoigne de façon très clair. Notons que 70% des oiseaux des 253 espèces présentées dans le livre, ont déjà été observées à La Sauge.

Le site Les oiseaux de Suisse (français-allemand-anglais) fournit lui aussi un trésor d’informations avec des photographies très explicites.

La vie de l’étang

Le sentier traverse une partie de la forêt alluviale jusqu’à la première cabane d’observation sur le Grand Étang bordée de terres agricoles, avec une allée de peupliers en arrière-plan. L’eau provient de la nappe phréatique. Elle me rappelle un peu les points d’eau de la savane africaine où les animaux viennent se désaltérer.  Je me demande s’il y a ici aussi un ordre hiérarchique pour l’accès à la mare?

Quoi qu’il en soit, deux cygnes approchent. Je les observe, amusée, se livrer à un exercice élaboré de yoga… à moins qu’il ne s’agisse de leur rituel de nettoyage.

Des canards chipeau caquètent joyeusement, s’esbroufant les uns les autres, enorgueillis par la beauté graphique de leur plumage. Tout comme les canards siffleur, ils sont des hôtes hivernaux qui cherchent leur nourriture dans l’eau peu profonde. Le barbotage, comme le nomme les biologistes.

Sur le rivage, un couple de majestueuses de Tadorne casarca, (espèces exotiques) s’ébattent. Ceux-ci peuvent se montrer parfois agressifs, les spécialistes de La Sauge les gardent donc à l’œil.

La Grande Cariçaie et la vache Highland

Je profite de la présence de Carl’Antonio Balzari pour lui demander quel est le rôle du troupeau de Higland (race bovine écossaise).

«Il est essentiel de garder les eaux et les zones des berges ouvertes. Ce n’est qu’alors que les oiseaux migrateurs peuvent, par exemple, les utiliser comme aires de repos. De nombreuses espèces dépendent des zones de berges marécageuse, par exemple les bécasseaux, les courlis, les vanneaux, les hérons ou encore les canards goujons. En broutant, les vaches jouent donc un rôle de paysagiste de la réserve. »

Quelle est la meilleure saison pour visiter la Grande Cariçaie?

Certainement que le directeur de la Sauge a trop souvent entendu cette question, mais y répond patiemment et clairement: «Il y a toujours quelque chose à voir, à condition de prendre le temps.

Au printemps, le chant des oiseaux est particulièrement attrayant. De fin juin à début juillet, vous pouvez encore observer les retardataires. Par exemple, les petits pluviers, ou toute sortes de bécasseaux font un arrêt ici.

Et enfin, il ne faut pas oublier la mascotte de La Sauge, le très fameux martin-pêcheur qui, en août, s’occupe ici de la dernière de ses trois couvées!»

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